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Tendances et prix de vente des pharmacies
Transactions 2010 : les prix baissent toujours, la reprise des volumes est amorcée.
LLa stagnation de l’activité et les difficultés économiques traversées par la profession ont pesé sur le marché. Pour la deuxième année consécutive, les prix des officines baissent, de 2 points, confirmant la tendance observée en 2009 (- 3 points). Le prix moyen France entière s’établit désormais à 86 % du CA TTC. Cette baisse se retrouve également dans les prix exprimés en multiple de l’EBE. Après avoir atteint un niveau record de 8,7 fois l’EBE en 2008, le multiple moyen de l’EBE est retombé à 8,3 en 2009 puis 8,1 en 2010. Les prix du marché se situent donc encore loin de leur « prix économique » estimé entre 5 et 6 fois l’EBE.
Les pharmacies les plus valorisées (celles de centre commercial) se maintiennent à un prix moyen de 94% du CA TTC. A l’exception de cette élite, toutes les autres catégories d’officines, quels que soient le niveau de chiffre d’affaires et la typologie, voient leur prix moyen régresser, y compris les pharmacies de plus de 2 000 000 € (-2 points à 91% du CA TTC). Les marchés des extrêmes s’éloignent de plus en plus l’un de l’autre (19 points contre 15 points en 2009) : celui des cessions à moins de 65 % atteint la barre des 10 % tandis que celui des cessions à plus de 115 % a quasiment disparu.
Avec une baisse de 5 points des prix en 2 ans, le marché se montre un peu plus réactif (+2 % en volume) mais pas encore suffisamment pour assurer la fluidité des cessions et des associations.
En volume
Le marché des transactions d’officines, en nombre, a repris mais timidement. 1090 cessions de fonds ont été recensées en 2010 auxquelles s’ajoutent les cessions de parts sociales, ce qui représente plus de 1400 changements de titulaires. Les départs en retraite restent la principale cause de transmission (+4,5% à 1364 selon la CAVP), alors que les ventes/réinstallations sont toujours en berne.
Compte tenu des prix élevés et de la baisse des rentabilités, les banques redoublent de prudence. Conséquence : les négociations traînent en longueur et les durées des cessions s’allongent. Sans surprise, les belles affaires (plus de 2 M€) sont celles qui partent le plus vite.
En valeur
Le marché des officines a enregistré une correction significative (-5 points) en deux ans. Le signal adressé aux vendeurs est maintenant suffisamment fort pour que les prix baissent durablement dans l’avenir. Néanmoins, les acquéreurs auraient tort de parier sur une dégringolade des prix. En particulier, les pharmacies les plus recherchées continueront de se vendre au-delà d’un prix économique.
Des inégalités toujours marquées
Plusieurs constantes demeurent :
La taille reste un critère déterminant du prix, les prix augmentent proportionnellement au chiffre d’affaires.
Au niveau régional, le clivage Nord/Sud persiste.
Les disparités entre les régions les moins chères et les régions les plus chères se réduisent.
La fracture sur les prix entre les officines les plus recherchées et les autres se confirme.
La tendance 2011 : une baisse des prix qui devrait s’accélérer
Après cette nouvelle baisse des prix qui interpelle les vendeurs, tout porte à croire que cette tendance va s’accentuer. Les vendeurs ont maintenant intérêt à se décider rapidement ! Cependant, le niveau historiquement bas des taux et le poids de la demande insatisfaite pourraient préserver le marché des transactions de toute chute vertigineuse. Seul un changement de modèle (déréglementation : ouverture du monopole, suppression de la loi de répartition démogéographique) serait en mesure de provoquer une forte dépréciation des fonds de pharmacies.
Les prix par région (prix de vente moyen en % du CA TTC en 2010)
Alsace : 98 %
Aquitaine : 94 %
Auvergne : 75 %
Basse-Normandie : 83 %
Bourgogne : 77 %
Bretagne : 90 %
Centre : 83 %
Champagne-Ardenne : 85 %
Corse : 97 %
Franche-Comté : 78 %
Haute-Normandie : 84 %
Ile-de-France, hors Paris : 77 %
Languedoc-Roussillon : 96 %
Limousin : 81 %
Lorraine : 89 %
Midi-Pyrénées : 85 %
Nord-Pas-de-Calais : 78 %
Paris : 81 %
Pays de la Loire : 86 %
Picardie : 83 %
Poitou-Charentes : 86 %
PACA : 94 %
Rhône-Alpes : 87 %
Sources : données Interfimo - mars 2011
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