Tendances et prix de vente des pharmacies


Transactions 2009 : les prix baissent mais les volumes ne remontent pas pour autant.

Les prix de vente des pharmacies ont décroché de trois points en 2009. Le prix moyen France entière baisse de 91 % à 88 % du CA TTC. La dégradation de l’économie de l’officine et la crise ont pesé sur la demande. La baisse n’est pas aussi nette lorsqu’on exprime le prix en multiple de l’EBE. Après avoir atteint un niveau record de 8,7 fois l’EBE en 2008, le multiple moyen de l’EBE est retombé à 8,3. Ce qui signifie que les prix de cession en valeur, en ne répercutant pas intégralement la baisse des rentabilités, sont toujours déconnectés de l’évolution de l’EBE en valeur.

 

Les pharmacies les plus valorisées (celles de centre commercial et de plus de 2 000 000 €) sont aussi celles qui baissent le plus (respectivement - 10 points à 94 % et - 5 points à 93 %). Les marchés des prix extrêmes évoluent en sens inverse : celui des cessions à moins de 65 % s’affirme alors que celui des cessions à plus de 115 % est en train de disparaître.


Cette baisse de 3 points n’est pas suffisante pour débloquer le marché, vaincre l’attentisme des acquéreurs et la prudence des banquiers : le volume des cessions a chuté à nouveau, de 10 % en 2009.

 

En volume

Le marché des transactions d’officines affiche une indéniable morosité. Le manque de visibilité économique sur l’officine et la crise financière ont concouru en 2009 à une nouvelle année de baisse des volumes des cessions d’officines (-10 % en 2009, -14 % en 2008, -15 % en 2007). Même si leur nombre est en léger déclin, les départs en retraite restent la principale cause de transmission.


Les négociations traînent en longueur et les durées des cessions s’allongent. Mais, élément nouveau : les vendeurs commencent à intégrer la baisse de la rentabilité de leur entreprise et tiennent compte, dans la fixation de leur prix, de la capacité d’endettement des acquéreurs. Ce renversement de tendance, où acheteurs et vendeurs se rejoignent sur un prix de marché, devrait se confirmer en 2010.


En valeur

Le marché des officines, comme celui de l’immobilier, a enregistré une correction significative. Le signal adressé aux vendeurs potentiels est suffisamment fort pour que les prix baissent durablement dans l’avenir. Néanmoins, les acquéreurs auraient tort de parier sur une dégringolade des prix. En particulier, les pharmacies les plus recherchées continueront de se vendre au-delà d’un prix économique.


Des inégalités toujours marquées

Plusieurs constantes demeurent :

La taille reste un critère déterminant du prix, les prix augmentent proportionnellement au chiffre d’affaires.

 

Au niveau régional, le clivage Nord/Sud ne se dément pas.

 

Les disparités entre les régions les moins chères et les régions les plus chères ne semblent pas s’accentuer, au contraire.

 

La fracture sur les prix entre les officines les plus recherchées et les autres risquent de perdurer.

 

En revanche, la bulle spéculative née avec l’anticipation de l’ouverture du capital s’est évaporée.

La tendance 2010 : une baisse des prix qui devrait se poursuivre

La crise est toujours là et les signaux d’alarme persistent. La baisse du CA et la dégradation de la rentabilité rendent probable une poursuite de la baisse des prix. Au total, un ajustement des prix de 10 ou -15 % serait suffisant pour faire repartir le marché en volume. Cependant, ce n’est qu’une hypothèse. La baisse historique des taux et le poids de la demande insatisfaite pourraient préserver le marché des transactions de toute situation chaotique.

Les prix par région (prix de vente moyen en % du CA TTC en 2009)

Alsace : 97 %
Aquitaine : 96 %
Auvergne : 82 %
Basse-Normandie : 94 %
Bourgogne : 85 %
Bretagne : 90 %
Centre : 86 %
Champagne-Ardenne : 82 %
Corse : 90 %
Franche-Comté : 84 %
Haute-Normandie : 89 %
Ile-de-France, hors Paris : 79 %
Languedoc-Roussillon : 96 %
Limousin : 83 %
Lorraine : 88 %
Midi-Pyrénées : 90 %
Nord-Pas-de-Calais : 83 %
Paris : 82 %
Pays de la Loire : 89 %
Picardie : 89 %
Poitou-Charentes : 89 %
PACA : 100 %
Rhône-Alpes : 91 %


Sources : données Interfimo - mars 2010



Pour en savoir plus





(Publicité)








Nous adhérons aux principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.
Nous adhérons aux principes de la charte HONcode de HON

La fréquentation de ce site est certifiée par l'OJD


ACTUALITÉS

Actualités pharmacie
Actualités médicaments

GESTION PHARMACIE

Pharmacien manager
Outils de calcul de marge
Agenda pharmacie

REVUES PHARMACIE

Le Moniteur des pharmacies
Pharmacien Manager
Porphyre
Pharmavet
Le Moniteur Hospitalier

LÉGISLATION PHARMACIE

Moniteur expert
Exercice officinal
Droit du travail à l'officine

FORMATION PHARMACIE

Cahiers Le Moniteur Formation
Cahiers DM et dossiers
Formation pharmacie en ligne
Prix du Moniteur

EMPLOI PHARMACIE

Emploi pharmacien
Emploi préparateur
Salaire pharmacien
Salaire préparateur
Recrutement pharmacien
Recrutement préparateur

CONSEIL PHARMACIE

Arbres décisionnels conseil
Fiches conseils patients
Fiches aide-mémoires pharmacien

TRANSACTION PHARMACIE

Achat officine pharmacie
Vente officine pharmacie

SALONS PHARMACIE

Pharmagora
Galénika
Initiatives Pharmacie

LIBRAIRIE PHARMACIE

Editions Le Moniteur des pharmacies
Editions Pro-Officina
Editions Porphyre
Découvrez les autres portails métiers de Wolters Kluwer France