Comment se rendre à l’hôpital à Paris ?

Santé Comment se rendre à l'hôpital à Paris ?

Il y a de nombreuses raisons justifiant de se rendre à l’hôpital : on a un examen IRM à passer, une consultation est prévue de longue date, on vient faire suivre sa grossesse, on amène son enfant qui a rendez-vous avec un spécialiste, on vient voir l’anesthésiste avant une opération de chirurgie, on va rendre visite à un proche récemment opéré de l’appendicite ou, malheureusement, admis pour un cancer … ou bien on a soi-même une urgence. Et dans ce dernier cas, il faut sans doute encore plus anticiper les moyens de transport permettant de se rendre dans les hôpitaux de Paris. Dans la capitale, souvent embouteillée, la rapidité peut être un défi. Voyez avec nous comment se rendre à l’hôpital à Paris, dans quels cas il faut appeler une ambulance – et dans quels cas il vaut mieux se déplacer autrement ! 

Comment se rendre dans un hôpital à Paris ?

On ne va rien vous apprendre : il y a plusieurs moyens de se rendre dans un hôpital. Que vous alliez rendre visite à un proche, ou que vous ayiez un rendez-vous prévu à l’avance, vous n’allez pas, en théorie, devoir appeler une ambulance. Laissons donc ce cas particulier de côté pour le moment.

Le moyen de transport que vous utiliserez pour vous rendre à l’hôpital peut dépendre de votre aisance à vous repérer dans des lieux inconnus, et à votre peur de vous tromper de bâtiment ou d’adresse. Sachez que chaque hôpital parisien indique clairement sur son site internet son adresse, la station de métro la plus proche, la ligne de bus ou de tramway qui permet un accès facile, la présence d’un parking (payant ou non). Il y a aussi souvent un plan d’accès, indiquant l’accueil, ou un point donnant des informations et permettant de vous repérer. Voyons trois moyens pour se rendre à l’hôpital si l’on n’a pas besoin d’une ambulance.

En taxi conventionné

On y pense peu, mais le taxi est un bon moyen pour se rendre à l’hôpital. Potentiellement plus rapide que la voiture ou les transports en commun – parce qu’il se faufile dans les voies réservées, le taxi peut cependant vous sembler cher.

Pourtant, dans certains cas, il peut être pris en charge par la sécurité sociale lorsque vous suivez des soins réguliers à l’hôpital (comme un traitement par dialyse), que vous avez besoin d’une hospitalisation, que vous souffrez d’une affection longue durée (ALD). On appelle cela un taxi conventionné : votre médecin vous aura au préalable fait un bon de transport (ou prescription médicale de transport) qui vous permettra de prendre un taxi conventionné.

Ces taxis conventionnés peuvent être pris 24h/24, toute la semaine, et sont pris en charge en partie ou intégralement par la sécurité sociale, et le remboursement de la mutuelle peut compléter. Si vous êtes dans cette situation, parlez-en avec votre médecin !

Le taxi
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En voiture

Certains préfèreront aller en voiture à l’hôpital – avec leur propre voiture ou en étant conduits par un proche. Cette solution a des avantages : vous êtes dans un environnement connu, vous n’avez pas à être en contact avec d’autres personnes dans un espace exigu comme un métro (c’est précieux, en temps de covid !). Si vous venez de la banlieue et que vous vous rendez dans un hôpital parisien, ou bien si c’est la nuit et qu’il n’y a pas de transports en commun, cette solution devient quasi inévitable. Cependant, gare aux embouteillages et aux problèmes de stationnement : le parking est souvent cher à Paris, et encore faut-il trouver une place. Mieux vaut parfois, quand c’est possible, prendre les transports en commun.

En voiture
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En transports en commun

À Paris, le réseau de transports en commun est très développé ; quoiqu’on reproche au métro, à la fameuse ligne 13, aux travaux longs et incessants, il faut être honnête et reconnaitre que les transports en commun couvrent une bonne partie de Paris et de sa banlieue et qu’ils permettent d’atteindre les hôpitaux parisiens relativement facilement.

Aller à l’hôpital en transports en commun peut parfois être le plus rapide, le moins coûteux. Alors, optimal de faire son itinéraire en bus, en métro, en tramway ou en RER ? Oui, mais seulement si vous allez voir un proche ou que vous vous rendez à un rendez-vous médical ou un petit examen médical : on vous déconseille de prendre les transports en commun (et leurs inévitables escaliers) si vous avez des grosses douleurs, que vous devez absolument vous asseoir ou que vous risquez le malaise.

En transports en commun
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Quand faut-il appeler l’ambulance ?

Vous le savez sans doute, Paris et la région parisienne souffrent d’une sur-fréquentation des urgences, notamment parce que des personnes un peu trop inquiètes viennent les engorger sans raison légitime. Comprenons-nous bien : on peut tous imaginer que les parents d’un jeune bébé s’inquiètent rapidement et aient tendance à amener leur nourrisson à l’hôpital pour une simple petite colique. Mais si tout le monde agit ainsi, les urgences débordent, et les soignants ne comptent plus le nombre de personnes qui viennent en pleine nuit pour des troubles très mineurs.

Il faut plutôt penser à appeler SOS médecin, qui peut se déplacer la nuit, et à leur décrire la situation au téléphone avant de venir aux urgences. Eh bien, l’ambulance, c’est pareil : on ne l’appelle surtout pas n’importe quand, par contre on l’appelle absolument quand c’est nécessaire. Alors, comment savoir ?

Appeler l'ambulance
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On appelle une ambulance, c’est-à-dire le SAMU, donc le 15 ou le 112 (numéro européen), uniquement en cas d’urgence vitale. Ce sont, par exemple, des situations où une personne :

  • Est inconsciente.
  • Ne respire plus.
  • Saigne beaucoup.
  • Est brûlée.
  • Dit avoir des douleurs dans la poitrine.
  • Semble présenter les signes de l’AVC : difficultés soudaines pour parler ou comprendre, affaissement d’une partie du visage avec paralysie, perte de force dans un bras ou une jambe.
  • Vient d’être victime d’un accident grave (comme un accident de la route).

Dites-vous que dans une ambulance, vous êtes transporté allongée ou en position semi-assise, parfois sous oxygène, sans pouvoir vous déplacer vous-même : c’est très différent d’un transport en taxi conventionné, où vous avez seulement besoin d’être conduit. Lorsque quelqu’un est admis à l’hôpital après avoir été emmené en ambulance, l’assurance maladie prendra en charge le transport si le médecin estime que cela était nécessaire.