Carence : Définitions des carences les plus courantes

Santé Définition Carence : Définitions des carences les plus courantes

Une carence nutritionnelle n’est pas à prendre à la légère, car elle peut conduire à de graves complications. Elle est souvent liée à un déséquilibre alimentaire et généralement un simple rééquilibrage suffit !

Quels peuvent être ses symptômes et ses conséquences ?

Qu’est-ce qu’une carence ?

 Une carence alimentaire est un déséquilibre entre les besoins en nutriments de notre organisme et leurs apports.

Une carence en macronutriments (protéines, lipides et glucides) et micronutriments (vitamines, oligo-éléments, sels minéraux…) sont la cause de graves maladies comme le scorbut (carence en vitamine C), une anémie (carence en fer) ou encore peut conduire à la cécité (carence en vitamine A).

Elle peut concerner tout le monde et tous les âges et ses causes peuvent être multiples, parmi les plus fréquentes, il y a :

  • La sous-nutrition : l’apport nutritionnel à travers notre alimentation est trop faible. C’est le cas lorsque le régime est déséquilibré (régime végétarien ou végétalien, malnutrition).
  • La malabsorption : le tube digestif est incapable d’absorber les nutriments, les causes possibles peuvent être la prise de certains médicaments ou aliments (antibiotiques, alcool, tabac ou café).
  • Le défaut d’assimilation : ici, c’est l’organisme qui n’assimile pas les nutriments ou ne les utilise pas à bon escient. Par exemple, le diabète est la conséquence d’un défaut d’assimilation du glucose.

Si la majeure partie des carences peuvent être compensées par un apport en nutriments, certaines sont irréversibles. C’est le cas si elles ont eu lieu in utero (hypotrophie fœtale, immaturité cérébrale, etc.) ou durant l’enfance (problème de croissance, déficiences intellectuelles, etc.).

Les carences peuvent entraîner différents symptômes précurseurs d’une pathologie plus grave :

  • une fatigue ou une faiblesse inexpliquée ;
  • une perte ou une augmentation d’appétit  ;
  • un teint pâle ;
  • une perte de cheveux ;
  • une constipation ;
  • des troubles cardiaques ;
  • une dépression ;
  • un manque de concentration.

Les conséquences d’une carence

Le corps a besoin de nutriments pour puiser de l’énergie et rester en bonne santé. Chaque carence liée à chacun d’eux peut avoir des conséquences plus ou moins graves sur notre santé :  

  • La carence en fer, également appelée anémie ferriprive est la plus courante puisqu’elle touche plus de 30 % de la population mondiale selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Les globules rouges d’une personne carencée deviennent plus pâles, plus petits et moins nombreux. Elle provoque de grosses fatigues, des maux de tête, la chute de cheveux, la frilosité, un retard de croissance, une diminution de la faculté intellectuelle, un manque de tonus musculaire…
  • La carence en magnésium touche 23 % des femmes et 18 % des hommes en France. La carence en magnésium provoque stress, fatigue, irritabilité, crampes et spasmes musculaires. Dans les cas les plus graves, elle peut entraîner la tétanie, voire le décès.
  • La carence en calcium : bien que médiatisée, elle n’est pas si fréquente que ça. Elle touche essentiellement les femmes ménopausées, les personnes âgées, mais peut aussi toucher les enfants, les rendant vulnérables lorsqu’ils sont carencés. Elle provoque une insuffisance de la masse osseuse, des convulsions, des problèmes de rythmes cardiaques et de l’ostéoporose.
  • La carence en zinc : elle est fréquente et peut causer de la fatigue, des rhumes à répétition, un manque d’appétit ou encore une dépression
  • La carence en protéines : elle touche surtout les enfants de 6 mois à trois ans, dans les pays pauvres notamment ou en cas de régime végétarien. Les protéines étant pour la plupart d’origine animale. Les premiers symptômes sont la fatigue, l’irritabilité, la léthargie ou encore l’anémie. Elle conduit à un retard ou un arrêt de croissance, l’amaigrissement et la diminution de la masse musculaire, le gonflement du ventre, ou encore à des troubles digestifs et mentaux. Même si elle est traitée à temps, des séquelles peuvent persister (troubles mentaux et taille réduite). En revanche, l’absence de traitement conduit inévitablement au décès.
  • La carence en lipides : elle est assez rare et est souvent due à des régimes très restrictifs. Elle a des conséquences surtout chez les enfants, provoquant des atteintes de la peau et des cheveux (carence en oméga 6) et des difficultés à la marche et une faiblesse généralisée (carence en oméga 3).
  • La carence en glucides : très rare, elle peut apparaitre en cas de pathologies pancréatiques ou hépatiques, de tumeurs (insulinome), ou lors de prise de médicamenteux hypoglycémiants. Elle provoque des malaises avec ou sans perte de connaissance, de la fatigue, des vertiges, des maux de tête, etc.
  • La carence en vitamine A : elle est responsable de la majorité des cas de cécité chez l’enfant. Chez la femme enceinte, elle augmente le risque de mortalité.
  • La carence en vitamine B1 : elle peut provoquer des lésions nerveuses et musculaires ainsi que de problèmes cardiaques pouvant entraîner une maladie appelée béribéri.
  • La carence en vitamine B3 : elle conduit à la pellagre, une maladie qui reste rare pour les personnes qui mangent de la viande. La pellagre provoque des lésions cutanées, des diarrhées et des troubles nerveux, pouvant aller jusqu’à démence et la mort.
  • La carence en vitamine B9 : elle provoque des troubles du système nerveux, du développement du cerveau et de la production d’ADN et de globules rouges. Chez le fœtus, elle peut provoquer des retards de croissances et des malformations du cerveau. Elle provoque également des anomalies congénitales et de l’anémie.
  • La carence en vitamine C : elle provoque un saignement des gencives, de la fatigue et parfois la perte des dents. Une très forte carence peut entraîner le scorbut.  
  • La carence en vitamine D : elle touche plus de la moitié de la population. Elle provoque un trouble de la croissance osseuse (rachitisme).
  • La carence en vitamine K : elle est due à une malabsorption des Lipides ou à l’utilisation d’anticoagulants. La carence est particulièrement fréquente parmi les nourrissons alimentés au sein et altère la coagulation.

Le meilleur remède pour prévenir les carences est d’adopter une alimentation équilibrée !