Fer : Définition et rôle pour le corps humain

Santé Définition Fer : Définition et rôle pour le corps humain

Le fer est un oligo-élément et fait partie des sels minéraux indispensables. Il joue un rôle essentiel dans la formation du sang, au transport de l’oxygène, à la fabrication d’enzymes impliquées dans la respiration et à la synthèse de l’ADN.

Il peut être toxique en excès et provoquer une anémie s’il est en déficit. Son apport doit être pondéré et de préférence héminique.

Qu’est-ce que le fer ?

Le corps d’un adulte normal comporte un total d’environ quatre grammes de fer (1 ml de sang contient 0,5 mg de fer).

Environ 70 % du fer de notre organisme se trouve dans l’hémoglobine contenue dans les globules rouges. La principale fonction de l’hémoglobine est de transporter l’oxygène et le dioxyde de carbone dans l’organisme. C’est une fonction chimique extraordinaire, détaillée plus bas dans cet article.

Environ 20 % du fer de notre organisme se trouve dans la myoglobine, qui est responsable du stockage (et non pas du transport) de l’oxygène dans les muscles. Ce stockage permet aux muscles de rester oxygénés au cours d’une activité physique prolongée.

Les 10 % restant se trouvent :

  • stockés dans la moelle osseuse, pour fabriquer de nouveaux globules rouges ;
  • dans les processus de synthèse de l’ADN ;
  • dans des neurones (cellules nerveuses) et dans les reins ;
  • dans les réactions du métabolisme oxydatif, qui permet l’oxydation des aliments pour fournir l’énergie dont le corps a besoin.

L’essentiel de ce fer (95 %) est utilisé en circuit fermé par recyclage. L’être humain absorbe et excrète relativement peu de fer.

Il faut distinguer le fer héminique (foie, viandes, œufs, poisson) du fer non héminique (légumes verts et secs, fruits, céréales et les produits laitiers).

Leur rendement d’absorption est différent : celui du fer héminique est de 10 à 30 %, alors que celui du fer non héminique est entre 1 à 5 %.

L’apport en fer varie selon l’âge et le sexe : les apports recommandés en fer sont estimés à 9 mg par jour pour les hommes, 13 pour les adolescents et de 14 mg par jour pour les femmes réglées, 16 pour les adolescentes. Lors d’une grossesse, les apports recommandés sont de 20 mg à 30 mg par jour.

Les conséquences d’un déséquilibre en fer

Toute Carence ou excès de fer dans l’organisme peut aboutir à des situations pathologiques sérieuses. Il est particulièrement nécessaire pendant la croissance, la grossesse, l’allaitement.

La carence en fer est le plus souvent due à des pertes exagérées, insuffisamment compensées par les prises alimentaires. Le sang étant très riche en fer, les hémorragies sont une cause majeure de carence en fer, en particulier les règles abondantes. Les grossesses répétées sont également souvent en cause, car la mère lègue 1 à 2 mg de fer par jour à son enfant et, de plus, les accouchements s’accompagnent de déperdition sanguine.

Les conséquences d’un excès en fer : lorsqu’il est en trop grande quantité, le fer favorise le stress oxydatif et le vieillissement des cellules. Il pourrait être la cause de cancers digestifs. L’hémochromatose, est une maladie génétique due à une absorption intestinale excessive de fer et provoque un grossissement du foie, pouvant aller jusqu’à la cirrhose puis au cancer du foie.

Les conséquences d’une carence en fer : plus courante, elle entraîne une anémie qui provoque de nombreux symptômes : fatigue, faiblesse musculaire, chute des cheveux, peau terne, etc.

Quelle est sa fonction ?

Le fer entre dans la composition de la myoglobine qui stocke l’oxygène dans les muscles et intervient dans de nombreuses réactions enzymatiques.

La fonction essentielle du fer est de faire respirer toutes les cellules

L’hémoglobine est une molécule organique, plus précisément une protéine. Elle est déjà conséquente, puisqu’elle est un groupement de plus de mille atomes.

Chaque molécule d’hémoglobine comporte quatre atomes de fer.

Chacun de ces quatre atomes de fer se trouve dans une sorte de « cage » constituée d’une cinquantaine d’autres atomes de la molécule d’hémoglobine. Cette « cage » confère à l’atome de fer une instabilité chimique particulière, qui lui donne une fonction extraordinaire :

  • Dans un milieu riche en oxygène, l’atome de fer fixe une molécule d’oxygène (O2).
  • Dans un milieu riche en dioxyde de carbone (CO2, plus habituellement appelé « gaz carbonique »), l’atome de fer perd sa molécule d’oxygène et fixe une molécule de dioxyde de carbone.

Ainsi, dans le sang qui se trouve dans les organes ou des muscles, les quatre atomes de fer de chaque molécule d’hémoglobine libèrent les quatre molécules d’oxygène qu’elles ont fixées et récupèrent quatre molécules de dioxyde de carbone, déchet issu du métabolisme. Le sang circule ensuite jusqu’aux alvéoles pulmonaires, qui sont riches en oxygène du fait de la respiration. Là, les quatre atomes de fer de chaque molécule d’hémoglobine libèrent les quatre molécules de dioxyde de carbone qu’elles ont fixées et récupèrent quatre molécules d’oxygène provenant de l’air qu’on a inspiré. Le sang retourne vers les organes, et le cycle de cet échange permanent O2/CO2 recommence.

Le grand danger, c’est l’intoxication au monoxyde de carbone. Encore une molécule ! Mais celle-ci, c’est seulement CO, et non pas CO2. C’est une catastrophe, parce que si des molécules de monoxyde de carbone rencontrent les atomes de fer de l’hémoglobine, elles s’y fixent de façon irréversible, et l’hémoglobine ne peut plus transporter ni oxygène ni dioxyde de carbone. Quand il y a plus de 1 % de monoxyde de carbone dans l’air respiré, il y a danger immédiat de mort par asphyxie de tous les organes.

Source : https://www.anses.fr/fr/content/le-fer